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lunes, 14 de marzo de 2016

La Francophonie a 40 ans, l'âge de la maturité ?

Article extrait de RFI

« Les pays ayant le français en partage », selon l'expression consacrée depuis 1970, se réunissent en sommet comme tous les deux ans. Cette année, les délégués des 70 pays appartenant à l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), se retrouvent à Montreux en Suisse, luxueuse station balnéaire au bord du Lac Léman du vendredi 22 au dimanche 24 octobre 2010. Un décor de rêve pour une organisation qui célèbre ses 40 années d'existence et présente un bilan honorable mais mitigé.
Par RFI -
De notre envoyé spécial à MontreuxBruno Daroux
40 ans après sa création, la francophonie ne se porte pas trop mal, même si elle souffre encore d'un manque de visibilité, de dynamisme et d'impulsion politique au sommet de l'OIF, notamment de la part de ses deux membres les plus importants, la France et le Canada. Certains chiffres sont néanmoins flatteurs pour la place de la langue française dans le monde. Selon le dernier rapport de l'OIF, il y aurait en 2010 quelque 220 millions de locuteurs francophones dans le monde, dont près de la moitié en Afrique.
70 pays composent aujourd'hui l'OIF - 54 membres et 16 observateurs -, ce qui en fait un groupe de pression important au sein des instances internationales, notamment aux Nations unies, où les états membres de l'OIF représentent désormais un tiers du total de l'ONU. Le français est en 2010 la 9ème langue la plus parlée dans le monde, et l'une des deux langues - avec l'anglais tout de même ! -, à être parlée sur les 5 continents.
La mission originelle de l'OIF est de défendre et de promouvoir l'usage de la langue de Molière, et cela dans un environnement de plus en plus concurrentiel : concurrence de l'anglais bien sûr, mais aussi de l'espagnol, et, au cœur du bastion francophone, l'Afrique de l'Ouest, concurrence de plus en plus vive de langues africaines communes à toute une population.
Est-ce qu'aujourd'hui, la francophonie doit se battre pour le français et contre l'anglais afin de ne pas disparaître - s'affirmer dans un combat sans compromis ? Certains francophones le pensent, comme les Québécois. Mais d'autres, de plus en plus nombreux, estiment que l'heure est venue d'une cohabitation sereine entre les deux langues. Et qu'il ne sert à rien de nier le rôle de langage universel joué par l'anglais.
« Le français d'abord, l'anglais ensuite »
Pour le Ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, présent à Montreux, « il faut que les francophones s'ouvrent à l'anglais et apprennent aussi cette langue. Ce n'est pas du tout un signe de découragement, c'est prendre sa place dans un bilinguisme international, qui sera forcément français et anglais. A Montreux, je veux dire aussi qu'il faut se battre pour le français en tant que langue, mais également en tant que pensée française, par exemple sur des sujets comme l'égalité hommes-femmes, ou la démocratie. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas apprendre l'anglais. Le monde évolue comme ça. Si on veut se couper du monde, il faut ne parler que le français. Donc, ce que je dis, c'est qu'il faut parler français et anglais. Le français d'abord, l'anglais ensuite ».
Il y a même, au sein de l'OIF, certains États qui font passer l'anglais avant le français - le Canada bien sûr, mais aussi depuis peu le Rwanda, ou qui marient les deux, comme les Seychelles ou l'île Maurice. Pour des raisons historiques, géographiques et démographiques.
Le Rwanda a ainsi décidé récemment que c'est l'anglais qui serait enseigné comme première langue étrangère obligatoire dès l'école primaire, le français étant relégué au rang de deuxième langue étrangère - obligatoire tout de même -, dans l'enseignement secondaire. Pas de quoi s'affoler, selon le ministre rwandais de l’Éducation, Charles Murigandé : il s'agit simplement de prendre en compte « la position géographique du Rwanda, qui se trouve dans une position charnière entre le monde francophone et le monde anglophone, et nous sommes décidés à servir de charnière à ces deux mondes. Il n'est pas question d'abandonner une langue au profit de l'autre ».
Face à ces évolutions inévitables, la francophonie s'est adaptée et a mis en place des institutions spécifiques qui dépendent de l'OIF, comme par exemple l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), qui promeut l'usage du français dans plus de 700 universités situées dans des pays totalement ou partiellement francophones.
« Cette expérience montre que le français reste très attractif, explique le recteur de l'AUF, Bernard Cerquiglini. Il y a aujourd'hui 759 Universités qui considèrent que le français est une langue adaptée à l'enseignement supérieur. Et cela dans des pays évidemment francophones, mais aussi à Lima au Pérou, à Téhéran, ou encore à New Dehli. C'est donc que ces universités ont un intérêt pour le français, qui reste une langue de savoir, de transmission - une langue de désir international ».
Améliorer la gouvernance mondiale
Au delà de cette défense compliquée du français dans un monde à la fois dominé par l'anglais et en même temps plurilingue, la francophonie souhaite développer deux autres missions : d'abord la défense de la diversité culturelle dans le monde, et aussi, et de plus en plus, une vocation plus politique autour de la défense des valeurs de paix et de démocratie. Pour Hugo Sada, en charge de ces deux dossiers au sein de l'OIF, « c'est là que réside l'avenir de la francophonie. La diversité culturelle et linguistique est devenue un enjeu majeur, et même un enjeu politique, puisque ça touche aux problèmes d'identité, ça touche au dialogue des cultures et des civilisations. Quant à l'axe de la démocratie, des droits de l'homme et de la paix, il s'affirme comme l'autre axe grandissant de la Francophonie ».
Les débats débutent ce samedi à Montreux, et les 70 délégations - dont une trentaine de chefs d’État ou de gouvernement - vont travailler sur plusieurs résolutions, publiées à la fin du sommet. Ce 13esommet s'intéressera à la situation en Guinée, au problème de la piraterie maritime et au trafic de faux médicaments. Enfin, à trois semaines du sommet du G20 à Séoul, qui marquera le début de la présidence française de cet organisme, la francophonie publiera également un texte sur les moyens d'améliorer la gouvernance mondiale.

Quelle place pour la France dans la Francophonie ?

Article extrait de RFI

Ce week-end se tient à Dakar, au Sénégal, le 15e sommet de la Francophonie. Un rendez-vous crucial, puisqu'on devrait connaitre le successeur dAbdou Diouf, qui tire sa révérence après 12 ans passés à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Pour l'instant, aucun des cinq candidats ne fait consensus parmi les chefs d’État. Officiellement, la France n'a pas de candidat, mais Paris a bien évidemment son mot à dire compte tenu de son influence.
Par Pierre Pinto -
Le socle de la Francophonie, c'est d’abord la langue française, où la France a évidemment une place centrale. Aujourd'hui, selon les chiffres de l'OIF, 274 millions de personnes dans le monde parlent le français. Près de 55% de ces locuteurs vivent en Afrique, 37% en Europe. L'OIF espère même qu'en 2050, le nombre de personnes parlant français atteindra 770 millions. L'enjeu, c'est donc de faire (ou de refaire) du français une langue de décision, et surtout une langue des affaires pour favoriser le commerce.
En allant plus loin, pourquoi ne pas imaginer un espace francophone, comme un marché commun, à l'image de ce qu'était la Communauté européenne à ses débuts ? Un marché commun qui bénéficierait d'une croissance actuellement à 7%. Rappelons que l'ensemble des pays qui constituent la Francophonie représentent 16% du produit intérieur brut mondial. Donc, doper les échanges entre pays francophones serait bénéfique à tous. Cela passe notamment par l'éducation, l'un des piliers de la Francophonie. L’idée d’un « Erasmus francophone », autrement dit un programme d'échange d'étudiants entre pays de l'espace, est souvent évoqué.
Un espace économique et un rôle politique
La Francophonie a actuellement un rôle politique, parce qu'elle intervient dans les crises. Le cap donné par Abdou Diouf se concentrait sur les missions de consolidation de la paix et la promotion de la démocratie. La Francophonie envoie des observateurs pour scruter les élections. Elle envoie aussi des médiateurs dans les crises politiques, comme on l'a vu récemment au Burkina Faso. Et puis l'OIF passe aussi des messages : à la suite de la crise burkinabè, Abdou Diouf a lancé un appel aux chefs d’État d'Afrique pour qu'ils se contentent de deux mandats.
Alors, la Francophonie est-elle aussi un relais de la diplomatie française ? Les messages politiques véhiculés sont souvent les mêmes, et la France reste le premier contributeur de l'OIF. Sur un budget total de 85 millions d'euros par an, la France contribue a hauteur de 26 millions, juste devant le Canada, ce qui lui confère une certaine influence. Rappelons aussi que jusqu’à maintenant, aucun candidat au poste de secrétaire général de l'OIF n'est arrivé à ce poste sans l'assentiment de Paris.
Quand le Burkina Faso commençait à gronder contre les projets de Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir, la France a proposé au président la direction de l'OIF comme sortie honorable. Aujourd’hui, l’Élysée jure ne pas avoir de candidat. On verra dans les prochains jours si François Hollande marque réellement une rupture avec les anciennes habitudes qui consistaient à pousser un candidat.

domingo, 13 de marzo de 2016

La colocation en France (fiche pédagogique)

De part son faible coût, la collocation devient de plus en plus populaire en France ; surtout chez les jeunes et les étudiants. Cela devient courant à Paris où les prix des logements sont très élevés et les petits appartements à louer se trouvent difficilement.



  


Si vous n'êtes pas hostile au partage du frigo (vide) et de la salle de bains (en bazar), vous êtes bon pour la colocation... mais un colocataire averti en valant deux, sachez tout de même que le statut juridique de ce genre de location est particulier. 
Si la colocation a ses avantages - vivre dans un grand appartement avec un petit budget, faire des rencontres - il n'en demeure pas moins que la vie à plusieurs est parfois difficile : réfléchissez donc bien avant de vous engager.

Au niveau juridique

Le bail de colocation :
Vous signez tous un seul et même 
bail : vous vous engagez ensemble à payer le loyer et à entretenir le logement.

La clause de solidarité :
Avant de signer le bail, vérifiez si une clause de solidarité est prévue. En présence d'une telle clause, si vous partez avant le terme du bail mais que les autres colocataires conservent le logement, vous pouvez être tenu pour responsable de tout manquement de leur part.
Ainsi, si l'un d'entre eux cesse de payer sa part, le propriétaire pourra vous demander de régler la dette. 
Mieux vaut donc partager l'appartement avec des colocataires en qui vous avez entièrement confiance. 

L'état des lieux :
Lorsque vous signez un 
état des lieux, vous vous engagez sur l'ensemble de l'appartement, ce qui peut poser certains problèmes en cas de dégradations commises par l'un des colocataires.

L'assurance logement :
Il est recommandé aux colocataires de 
s'assurer ensemble et chez le même assureur (multirisque habitation et responsabilité civile).

L'allocation logement :
Chaque titulaire du contrat de location peut prétendre, selon sa situation et ses ressources, à une 
allocation logement. Vous devez formuler votre demande auprès de la CAF.

La lettre de résiliation du bail :
Elle n'est valable que si elle est signée par tous les colocataires. 

Trouver une colocation
Vous pouvez former un groupe de futurs colocataires (amis ou inconnus rencontrés par petites annonces ou sur les sites de coloc) et chercher ensemble un appartement à partager ou trouver un groupe déjà en place qui cherche un nouveau colocataire. 
Les sites suivants sont spécialisés dans la colocation, vous y trouverez vraisemblablement un nid à partager !
(Attention : l'accès aux coordonnées des annonceurs est généralement payant)
www.koloc.org : Gratuit
www.weroom.com/colocation/Paris : Gratuit
www.colocation.vivastreet.com/annonces-colocation :Gratuit
www.smoovup.com: Gratuit, colocation par affinités
www.colocation.fr : 1.80€ pour 24h d'accès aux coordonnées des annonceurs.
www.portail-colocation.com : 1.80€ pour 48h d'accès aux coordonnées des annonceurs. 5€ pour 10 jours.
www.recherche-colocation.com : Accès aux coordonnées des annonceurs payant pour 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an, de 10€ à 49€.
www.sharemyflat.com : Gratuit, site dédié à la colocation entre étudiants dans le monde entier
www.ma-colocation.com :12€ pour 1 semaine d'accès. 18€ pour 1 mois. 28€ pour 2 mois.
www.appartager.com : Vous pouvez consulter gratuitement les adresses et les numéros de téléphone des abonnés. Tarifs d'abonnement : €18,90 pour 10 jours, €26.90 pour un mois, €36,90pour 3 mois.
www.metroroommates.com : in English
www.sublet.com/Index4/ParisRoomates.html : en anglais
www.lacartedescolocs.fr : Gratuit. Trouvez la colocation idéale avec La Carte des Colocs, un portail d'annonces simple et gratuit basé sur Google Maps et Google Street View.
www.ziimo.com : Gratuit. Plateforme communautaire de location et colocation.

Autroisième.fr organise tous les jeudis de 19h à 22h Le Jeudi de la Colocation
, soirée qui permet aux futurs colocataires de se rencontrer. Ces soirées sont gratuites !
Plus d'infos sur 
Etudiantdeparis.fr.

Ne ratez pas le Café Coloc organisé dans le cadre de l'événement "C'est la rentrée!" organisé par le Crous de Paris et la Ville de Paris du 8 au 10 septembre sur le Parvis de l'Hôtel de Ville de 16h à 18h les 3 jours !

a) Lisez le texte suivant et répondez aux questions :

1.       Qu´est- ce que c´est la colocation ?
2.       Quels sont les avantages de ce type de logement ?
3.       Il y en a des inconvénients ? Si oui, lesquels ?
4.       Qu´est- ce que vous devez signer entre tous les colocataires ?
5.       Qu´est- ce qu´il faut prévoir avant de signer le bail ?
6.       Qu´est-ce qui pourrait vous arriver au cas où un colocataire ne payerait pas sa part ?
7.       Si vous signez un état des lieux, à quoi vous engagez-vous ?
8.       Dans quel cas la résiliation du bail est- elle valable ?

b) Vous allez au site : www.lacartedescolocs.fr  et vous cherchez un colocataire de votre préférence.
Imaginez  le dialogue avec lui. Vous demandez les conditions requises. Vous vous mettez d´accord pour visiter l´appartement.





c) Relevez dans le texte les verbes à l´Impératif

d) Le jour de votre arrivée, votre colocataire vous donne des instructions pour la bonne entente entre vous deux.
Mettez les verbes à l´impératif.

...........................(fermer ) toujours la porte à clé, même si tu es dans la maison.
...............................(ne pas laisser) le linge sale dans la salle de bains.
............................(laver) la vaiselle le soir.
..............................(éteindre) la télé quand tu ne la regardes pas.
.........................(sortir) la poubelle tous les deux jours.
...............................( ne pas oublier) de payer le loyer avant le 10 de chaque mois.


miércoles, 9 de marzo de 2016

FRANÇOIS HOLLANDE AVEC LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE, À BUENOS AIRES


COMME ÉPILOGUE À SON SÉJOUR À BUENOS AIRES, LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE A OFFERT JEUDI 25 FÉVRIER UNE RÉCEPTION AUX FRANÇAIS D’ARGENTINE AU LYCÉE FRANCO-ARGENTIN JEAN MERMOZ. PLUS DE 1.500 PERSONNES SE SONT REGROUPÉES, LAISSANT DE CÔTÉ TOUTE BANNIÈRE POLITIQUE,  POUR VOIR ET ÉCOUTER LE PRÉSIDENT DE LA FRANCE.
Visite FH LycéeIl fallait montrer patte blanche pour accéder à l’établissement : carton d’invitation personnalisé et carte d’identité. L’impeccable organisation réalisée par le Consulat Général de Buenos Aires a réussi a ce que la queue à l’entrée avance rapidement et sans pause. Puis il fallait déposer dans un scanner tout objet métallique, que ce soient lunettes ou autre.
L’endroit de la réception ne pouvait être mieux choisi : dans le grand patio de l’établissement à l’abri du soleil, la brise légère qui soufflait rendait la chaleur supportable. Au fond, l’estrade, à droite du pupitre où le président allait s’adresser à la foule une plaque qu’il dévoilerait ensuite, commémore la pose par le Général De Gaulle de la pierre fondamentale du Lycée en 1964, à gauche, la photo de cet instant historique – un symbole fort de cette visite mémorable de l’emblématique premier président français de la Vème République qui proposait la France comme un troisième choix face à l’URSS et aux Etats-Unis, dans un monde à cette époque résolument bipolaire.
Mais le temps passait et malgré quelques amuse-bouches proposés par des serveurs et de nombreuses boissons rafraîchissantes, les assistants, sur place depuis midi trente, commençaient à s’impatienter. C’est enfin à 14h45 et, sous les applaudissements que François Hollande a fait sa rentrée accompagné par son Ministre des Affaires Etrangères et du Développement International, Jean-Marc Ayrault.
Après l’auguste dévoilement de la plaque, François Hollande se retourne vers la foule et avec un grand sourire commence son discours – qui durera une bonne demi-heure – avec une pointe d’humour : « Plus de 300.000 Français se sont installés en Argentine aux 19ème et au 20ème siècles. On calcule qu’aujourd’hui il y aurait quelques 6 millions d’Argentins d’origine française, mais je ne peux ratifier ce dernier chiffre », rires et applaudissements de la foule conquise. Le message du président, répété sous différentes formes tout au long de son exposé a été la grandeur de la France et les forts liens culturels et économiques qui l’unissent avec l’Argentine. Un langage presque épique et, dans la foulée, gaullien. « En Argentine la France a reçu une déclaration d’amour d’un pays et d’un peuple. (…) Mes chers compatriotes nous devons avoir une haute conception de ce que nous sommes dans le monde. La France est au service du monde, et ce n’est pas par hasard que La Cop 21 organisée à Paris a eu un aussi grand succès. » Puis se référant aux deux établissements d’enseignement français à Buenos Aires et au réseau d’Alliances Françaises en Argentine :
« Nous sommes l’unique pays au monde à soutenir à l’étranger un réseau aussi développé où non seulement la langue française est enseignée, mais encore sa culture et ses valeurs. »
Le président a repris nombre des messages exprimés lors des déclarations faites à la Casa Rosada : Droits de l’homme, accueil des migrants, appui à l’Argentine auprès des organismes internationaux, les nombreux accords de coopération franco-argentine signés mercredi dernier dans divers domaines…Reste à savoir à présent si ces paroles s’inscriront dans le temps !
Pour clore la présentation du président, la Chorale du Lycée s’est distinguée dans une courte Marseillaise et Omar Hasan ancien joueur de rugby (pilier) devenu chanteur d’opéra (baryton), a interprété un tango. Puis petit bain de foule et de selfies avant de partir en Uruguay.
Cerise sur le gâteau : une fois la présentation terminée, des buffets ont été disposés avec des fromages français et de la charcuterie pour garnir d’excellentes tranches de pain, suivis de délicieuses petites douceurs, le tout arrosé de champagne, à la grande joie des assistants affamés.
Suzanne Thiais

Visite du président Francois Hollande en Argentine

FRANÇOIS HOLLANDE AU PREMIER JOUR DE SA VISITE À BUENOS AIRES

LE PRÉSIDENT MAURICIO MACRI A REÇU EN GRANDE POMPE CE MERCREDI 24 FÉVRIER LE PRÉSIDENT FRANÇOIS HOLLANDE À LA CASA ROSADA. APRÈS UNE HEURE D’ENTRETIEN PRIVÉ, LES DEUX MANDATAIRES ONT TENU UNE CONFÉRENCE DE PRESSE. AVANT LEUR RESPECTIVE ALLOCUTION UNE VINGTAINE D’ACCORDS DE COOPÉRATION ONT ÉTÉ SIGNÉS DANS LES DOMAINES DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, L’AGRICULTURE, LES PRODUITS ALIMENTAIRES, LA CULTURE ET LA DÉFENSE.
Macri_con_Hollande3 - copiaLe président Macri, en remerciant son homologue français pour sa visite, a souligné les liens historiques qui unissent la France et l’Argentine, « histoire qui doit continuer d’être mais maintenant en phase avec ce XXIème siècle », en tenant compte des nouveaux outils d’enseignement, de la robotique, et de l’exploitation de la richesse agricole des deux pays. Il a mentionné l’étroite coopération qui existe dans le domaine scientifique entre le groupe AREVA d’énergie nucléaire et INVAP, la société d’Etat argentine de haute technologie
Il ne doute pas que cette visite renforcera plus encore les relations politiques et économiques entre les deux pays, sans oublier la lutte commune contre le terrorisme, et le maintien de la politique des droits de l’homme.
Le président François Hollande a chaleureusement remercié l’accueil reçu et s’est réjoui que la date de sa visite coïncide avec le Bicentenaire de la République Argentine. Il a rappele que le Général San Martin avait choisi la France pour y vivre ses derniers jours, “deux pays porteurs des mêmes valeurs« . Il s’est félicité de trouver une Argentine plus crédible et plus ouverte. Il a rappelé que la France a largement accueilli les réfugiés de la dictature militaire et demain, jeudi, il se rendra au Parque de la Memoria où il rencontrera les Grands- Mères de la Place de Mai.
François Hollande a souligne l’harmonie dans laquelle vivent en Argentine differentes communautés, comme celle d’origine syrienne; une harmonie qui faciliterait grandement l’intégration des nombreux Syriens réfugiés dans des camps en Europe.
Concernant les relations commerciales, il a souhaité l’établissement d’une feuille de route commune à long terme et, tout en rappelant les 250 entreprises françaises installées depuis longtemps en Argentine, il a promis de faciliter les crédits pour celles qui desireraient a partir de maintenant investir dans le pays. Il s’est engagé aussi à appuyer l’entrée de l’Argentine dans l’OCDE, de l’épauler dans ses démarches auprès des grandes instances mondiales financières, ainsi que dans ses pourparlers pour le recouvrement de sa dette souveraine.
François Hollande a souligné l’importance de la culture et de la langue française en Argentine se référant aux 70 Alliances Françaises existantes dans le pays. »Nous appuierons la rentrée de l’Argentine en tant que membre observateur dans l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie). La France est le 4ème pays d’accueil des étudiants universitaires argentins et « nous accroîtrons dans les cinq prochaines années le nombre permis de visas Vacances-Travail (PVT) » a-t-il promis.
 » Nous voulons que notre coopération dans le domaine scientifique et de recherche soit exemplaire. Et je suis certain que dans le domaine spatial nous pourrons aller plus loin et plus haut. »
En se référant au changement climatique il a vivement remercié l’appui des diverses délégations argentines qui ont participé à la Cop 21 qui s’est tenue à Paris.
Suzanne Thiais

martes, 29 de septiembre de 2015

VILLAS – La face cachée de Buenos Aires

Extrait de "Le petit journal"

Danseurs de tango, boliches, célèbres plazas, immeubles luxueux... La capitale argentine est connue pour son charme et ses nombreux attraits touristiques. Mais si on s'éloigne un peu du cœur de la ville, c'est un tout autre Buenos Aires qui s'offre à nous.

On les appelle « villas », ou encore villas miserias ou villas emergencias (« quartier d’urgence », car cela sous-entend normalement un logement temporaire). Ce sont l’équivalent des « bidonvilles », des « slums » et des « favelas » brésiliennes.
Elles font partie du paysage urbain de Buenos Aires : la mégalopole compte aujourd’hui 14 villas et 24 asentamientos (« colonies ») selon la Direccion General de Estadistica y Censos local.
Mais elles sont oubliées et mises à l’écart par le Gouvernement, même si on estime qu'elles abritent plus de 8 % des habitants de Buenos Aires.



Origine des villas

Les villas sont la conséquence de deux grands phénomènes historiques : la vague d’immigration intérieure et extérieure qui a envahie la capitale au cours du XXème siècle, et la situation des travailleurs précaires.

Les migrations ont commencé à la fin du XIXème siècle avec des migrants venant d’Outre-Mer, notamment d’Europe. De 1880 à 1910, 4 millions d’Européens arrivent en Argentine. Et de 1936 à 1947, plus d’un million d’Argentins venant de provinces, choisissent la capitale pour s’établir. Buenos Aires a connu à partir de cette période une croissance démographique qui n’a jamais cessé de croître.

Dans les années 20, l’Argentine connaît la plus importante classe moyenne de l’Amérique du Sud. Beaucoup de travailleurs des chemins de fers, du port, et des ouvriers se sont donc établis dans des logements précaires autour des gares et du port. L’infrastructure de Buenos Aires n’était pas préparée pour recevoir autant de monde, les populations ont donc commencé à s’installer dans des terrains publics, et à y construire des logements. C’est le début des villas et d’une nouvelle catégorie sociale : le villero.

Au départ, elles devaient être des installations temporaires, mais l’État n’ayant pas trouvé, à cette époque, le moyen de gérer les flux migratoires et la croissance démographique, elles se sont grandement développées, et les villas sont, aujourd’hui, devenues pérennes. 

Dans les années 70, sous la dictature militaire, est mise en place une éradication des villas, et des déportations des habitants.
En 1978, lors du Mondial de foot, un « nettoyage » de la ville est effectué. 
Mais, sur le long terme, les tentatives des autorités municipales et nationales pour trouver une solution ont été vaines. De plus, la crise de 2001 a accéléré brusquement ces développements.

Les villas en quelques chiffres

- Buenos Aires compte 14 villas, mais il est impossible de dire avec exactitude combien d’habitants elles recensent. On estimerait ce chiffre entre 250.000 et 275.000 personnes (pour 3 millions d’habitants dans la capitale).

- Les trois plus grandes villas sont : la villa 21-24 (45.000 habitants), la villa 1-11-14, et la villa 31.
En juin 2013, un gang de la villa 21-24, centre du trafic de drogue, a été démantelé, révélant les circuits de la drogue avec la Bolivie et le Paraguay.

- Selon le journal La Nacion, la population des villas a augmenté de 156% (elle est passée de 107.422 en 2001 à 275.000 en 2013). C’est surtout dans les villas 31 et 31 bis et dans la 21-24 que la population a le plus augmenté. La villa 31 elle, est devenue un véritable marché immobilier parallèle, de par sa situation géographique (près de la gare routière internationale et de la gare de Retiro). Cette augmentation constante s’explique aussi car durant toute la dernière décennie, aucune villa n’a été éradiqué dans la capitale. 


Les villas « historiques »

Plusieurs villas sont particulièrement connues, de par leur histoire, leur ancienneté, ou encore leur situation géographique :

- la Villa 31 : la plus visible

Elle est très connue car c’est la plus visible de toutes et la plus rapprochée du centre de la capitale. Elle est située au pied des gares de Retiro, près du quartier huppé de Recoleta. Des milliers d’automobilistes passent devant chaque jour pour aller au centre de la ville. Au début elle portait le nom de "Villa Esperanza".
En 1995, moins de 8.000 personnes occupaient cette villa. Aujourd’hui, on en compterait environ 40.000, la moitié étant de nationalité étrangère.


- Villa 15 : la plus connue
Elle est apparue en 1937 sous le nom de "Ciudad occulta", dans le quartier de Villa Lugano. Elle a été construite par des cheminots, des ouvriers et des employés du Mercado de Hacienda de Matadero (marché aux bestiaux). 


Soraya Ben Aziza (www.lepetitjournal.com/buenos-aires) mercredi 16 septembre 2015

Activités de compréhension: 

Répondez aux questions :

  1. Combien de villas y a t-il à Buenos Aires actuellement?
  2. Quand a commencé l´immigration européenne dans notre pays ?
  3. A quelle époque plus d´un million d´argentins viennent s´établir à Bs.As ?
  4. Quel était le nom originale de la villa 31 ?
  5. Qui a construit la villa 15 , connue comme "Ciudad oculta" ?

Vrai ou faux ?

10% des habitants de Bs.As habitent dans les villas.
Au début les villas étaient des logements temporaires.
Pendant la dernière décennie on a éradiqué des villas de la Capitale Fédérale.
Le 50% des habitants de la villa 31 sont des étrangers.

sábado, 25 de julio de 2015

Du Tango à Marseille


La Rue Du Tango fait danser Marseille tous les vendredis de l’été



© Frédéric Badan
Vous les avez peut-être déjà aperçus, ces danseurs de tango virevoltant les soirs d’été à différents endroits de Marseille. Depuis trois ans, ils ont élu domicile tous les vendredis de juillet et août entre 20h30 et 00h00 sur la place Bargemon. Vous vous êtes toujours demandé de quoi il s’agissait ? Made in Marseille vous dit tout.
Si certains aiment profiter de leur vendredi soir pour prendre un verre dans Marseille, d’autres préfèrent plutôt aller danser le tango. De 20h30 à 00h30, la place Bargemon (2ème arrondissement) est dédiée à l’univers de cette danse argentine. Danseurs aguerris ou simples débutants sont les bienvenus sur la piste. Ces bals en plein air sont organisés par l’association La Rue du Tango et, chaque vendredi, par une école de tango différente. Le but ? Promouvoir le tango argentin et les différents centres qui le pratiquent dans la région. Une initiative qui fête cette année ses 15 ans.

Transporter l’ambiance des bals argentins à Marseille

rue-tango-bal-marseille-bargemon
© Blandine Geneau, premier prix concours photo 2014
Historiquement, le tango argentin est une danse de rue des bas-fonds de Buenos Aires. Et c’est par envie de créer des animations de rue et reproduire les ambiances de ces bals sud-américains que les prémices d’une association ont vu le jour. Le projet a pu définitivement aboutir grâce à l’implication de la mairie d’une part, et l’engouement de la population d’autre part. « La mairie des 1er et 7ème arrondissements souhaitait elle aussi animer certains quartiers de son secteur. Nos deux volontés se sont faites écho et le projet a pu être lancé »,explique Laurence Finaud-Boland, Présidente de l’association. L’accueil enthousiaste réservé ensuite à cette idée par les danseurs de tango marseillais a permis à l’association de faire de ces bals un événement pérenne.
Il serait faux de penser que ces soirées dédiées à la danse argentine ne sont réservées qu’aux initiés. « Lors de chaque soirée, une école de la région propose une démonstration de tango et des initiations gratuites pour ceux qui souhaitent apprendre les bases de cette danse », précise Laurence Finaud-Bolant. Avis aux curieux donc, car il n’y a aucune raison de ne pas se laisser tenter.
Et pour les photographes confirmés comme amateurs, sachez qu’un concours photos est en place chaque année depuis cinq ans. L’idée est de prendre des clichés lors des différents bals et de les envoyer à l’association via le site. Ses membres délibèreront ensuite et récompenseront une dizaine de prises de vue. Celle qui remportera le premier prix sera utilisée lors de la campagne de communication de la saison prochaine. Quant aux autres, elles seront exposées tout au long de l’année dans des bars et restaurants de la ville.